Notre démarche
Proposer de véritables histoires jeunesse dans lesquelles le plaisir du récit ne disparaît pas derrière les repères utiles à l’enfant car ils sont conçus ensemble !
L’amour de la lecture pour un enfant commence bien avant qu’il ne déchiffre ses premiers mots. Les premiers contacts avec le livre lors de lectures partagées peuvent décider de la suite. C’est à ce moment déjà qu’il découvre l’objet – il faut qu’il séduise - son organisation, le langage du récit et le plaisir d’échanger.
La mise en place de quelques automatismes à ce moment peut rendre bien plus aisée l’entrée dans la lecture le moment venu.
C’est à partir de cette observation, nourrie par son expérience de logopède (orthophoniste) et psychomotricienne, que Cécile Dewolf a établi la démarche éditoriale des 3 ragalettes : proposer de véritables histoires jeunesse dans lesquelles le plaisir du récit ne disparaît pas derrière les repères utiles à l’enfant car ils sont conçus ensemble !
1. Tout est parti d’un constat
Cécile Dewolf, l’autrice des livres des 3 ragalettes, est logopède (orthophoniste) et psychomotricienne.
Elle reçoit tous les jours dans son cabinet des enfants qui rencontrent de grandes difficultés au moment où l’apprentissage de la lecture est abordé à l’école. Au fil de son expérience, elle a constaté que, souvent, elles concernent des compétences qui devraient se construire bien avant l’apprentissage formel de la lecture.
Poser et déplacer son regard dans le sens de la lecture, suivre l’organisation d’un texte, maintenir son attention, comprendre la succession des événements, garder le fil d’une histoire, structurer sa pensée ou trouver les mots pour raconter : autant de repères qui peuvent commencer à se découvrir dès les premières rencontres avec le livre.
Ce constat a conduit Cécile à se poser une question simple : plutôt que d’attendre que la lecture devienne difficile, que peut-on proposer naturellement à l’enfant au moment où il découvre les livres, vers 3 ou 4 ans ?
C’est de cette réflexion qu’est née l’idée d’imaginer des albums dans lesquels certains de ces repères seraient intégrés dès l’écriture, sans transformer le moment de l’histoire en exercice d’apprentissage. Les « petits plus » des histoires qui se chantent ne sont donc pas ajoutés mais intégrés lors de l’écriture : le texte, les illustrations, la mise en page et les prolongements sont pensés ensemble dès la conception.
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L’idée n’est pas d’apprendre à lire plus tôt, mais de préparer plus tôt la rencontre avec le livre. |
2. Ne pas apprendre à lire plus tôt, mais apprivoiser le livre plus tôt
Vers 3 ou 4 ans, il n’est pas question d’anticiper l’enseignement de la lecture ou de demander à l’enfant de déchiffrer. La lecture partagée offre en revanche de nombreuses occasions de se familiariser avec le livre, son organisation et le langage du récit, dans un moment de plaisir avec l’adulte.
Au fil des histoires, l’enfant peut progressivement :
· prendre plaisir à ouvrir le livre, tourner les pages, regarder et retrouver des images ;
· écouter une histoire et suivre son déroulement ;
· appréhender l’organisation du texte : découvrir que le regard se déplace de gauche à droite et de ligne en ligne ;
· repérer les personnages, leurs actions, leurs émotions et les moments importants du récit ;
· comprendre l’ordre et les liens entre les événements ;
· garder en mémoire les étapes essentielles de l’histoire ;
· commenter, répondre à des questions ouvertes et commencer à raconter avec ses propres mots.
Ces découvertes n’ont pas besoin de prendre la forme d’exercices. Elles peuvent s’installer naturellement pendant la lecture accompagnée, par le geste de l’adulte, les images, les échanges et les repères proposés dans le livre. L’enfant utilise ce qui lui est utile et peut progressivement laisser de côté les aides dont il n’a plus besoin.
L’objectif n’est donc pas d’obtenir une performance précoce, mais de donner à l’enfant des occasions répétées d’apprivoiser le livre et les mots, afin qu’il puisse y prendre une place de plus en plus active lorsque le moment de lire lui-même arrivera.
3. Des repères intégrés dès l’écriture
Les livres des 3 ragalettes restent avant tout des histoires. L’intrigue, les personnages, les émotions, l’humour et le plaisir de la lecture sont essentiels : les repères proposés à l’enfant n’ont de sens que s’ils s’intègrent naturellement au récit.
Cette manière de concevoir un album commence dès l’écriture. Le texte, les illustrations, la mise en page, les choix matériels et les prolongements ne sont pas pensés séparément. Ils se construisent ensemble en tenant compte de la manière dont l’enfant va écouter l’histoire, regarder les pages, en suivre le déroulement, la comprendre et ensuite se l’approprier.
L’expérience de Cécile comme logopède et psychomotricienne nourrit ces choix éditoriaux et permet d’anticiper certaines difficultés fréquemment rencontrées par les jeunes enfants, sans transformer les albums en exercices scolaires ou en outils de rééducation. L’objectif reste de proposer de véritables histoires jeunesse dans lesquelles les repères sont disponibles lorsqu’ils sont utiles, puis peuvent être naturellement laissés de côté.
Dans les histoires qui se chantent, ces différents éléments prennent notamment la forme de 14 « petits plus », intégrés au livre dès sa conception : repères visuels, réglette, mots en rouge, chemin de l’histoire, ligne du temps, chanson, moment de faire causette et autres prolongements. Ils ne sont pas à utiliser tous, ni tout le temps. Chacun accompagne l’enfant selon son âge, son envie et ses besoins.
La page de la collection les histoires qui se chantent présente ces petits plus et montre concrètement comment ils s’intègrent aux albums.
4. Du livre aux mots, des mots à la pensée
Lorsqu’un adulte lit une histoire à un enfant, celui-ci ne découvre pas seulement une succession d’événements. Il entend des mots, des expressions et des structures de phrases ; il observe les images, relie ce qu’il voit à ce qu’il entend et donne progressivement du sens au récit.
Au fil des lectures et des échanges, l’enfant peut s’approprier ces éléments de langage et les intégrer pour raconter, expliquer, poser des questions, parler de ce qu’il ressent ou de ce qu’il aurait fait à la place d’un personnage. Le langage lui donne ainsi davantage de moyens pour organiser ses idées et les exprimer.
Enrichir son vocabulaire et découvrir différentes manières de formuler une idée lui permet aussi de préciser ce qu’il veut dire, de nuancer son propos et de mieux comprendre le point de vue des autres. Le livre devient alors un support pour réfléchir, mais aussi pour échanger.
C’est le sens de notre promesse : « Apprivoiser les mots pour penser le monde de demain. » Il ne s’agit pas de prétendre qu’un livre détermine ce que l’enfant deviendra, mais de lui offrir, histoire après histoire, davantage de mots pour comprendre, raconter, questionner et faire causette.
5. Une même démarche, deux façons de la faire vivre
La même démarche ne se traduit pas de la même façon dans tous nos livres. Aujourd’hui, elle se décline dans deux collections, chacune avec sa propre manière d’ouvrir des occasions de lecture, de découverte, de langage et d’échange.
les histoires qui se chantent. Dans cette collection, destinée aux enfants dès 3 ans, la démarche accompagne une entrée sereine dans le langage et la lecture. L’enfant peut d’abord écouter l’histoire,, la comprendre et la raconter avec ses propres mots puis la lire lorsqu’il grandit. Les repères intégrés au livre soutiennent cette progression tout en préservant avant tout la notion de plaisir et de rencontre autour du livre.
les ropieurs raconteurs. Destinés aux enfants de 5 à 9 ans, ces albums invitent à découvrir l’histoire, le patrimoine et le folklore de Mons en famille. Le récit devient un point de départ pour observer, poser des questions et échanger autour du passé et du présent et de l’avenir de la ville.
6. Des livres pour faire causette
Tout commence par une histoire que l’on ouvre pour le plaisir. Autour d’elle viennent des mots que l’on découvre, des images que l’on observe, des questions que l’on pose, ce que l’on comprend, ce que l’on raconte et les échanges qui en naissent.
C’est cette place laissée à la parole qui donne tout son sens à notre signature : « Des livres pour faire causette ». Car après le temps de la causette, viendra le temps de penser au monde de demain.
Proposer de véritables histoires jeunesse dans lesquelles le plaisir du récit ne disparaît pas derrière les repères utiles à l’enfant car ils sont conçus ensemble !